Ces yeux pour qui je meurs d’amour

Come un fiume mi ha deviato l’epoca crudele. In un diverso alveo prese a scorrere e io non conosco le mie sponde.

Achmatova

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Étienne Moulinié (1599-1676): Enfin la beauté que j’adore, air de cour. Marie-Claude Vallin, soprano; Lutz Kirchhof, liuto.

Enfin la beauté que j’adore
Me fait cognoistre en son retour
Qu’elle veut que je voye encore
Ces yeux pour qui je meurs d’amour.
?Mais puis que je revoy la beauté qui m’enflame,
?Sortez mes desplaisirs, hostez vous de mon âme.

Le ciel voyant que son absence
M’oste tout mon contentement,
Octroye à ma perseverance
La fin de mon cruel tourment.

Mes maux changés vous en delices,
Mon coeur arrestés vos douleurs,
Amour bannissez mes supplices,
Mes yeux ne versez plus de pleurs.


Enfin la beauté que j'adore

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